Comment faire un Noël écolo ?

Tous les ans, à l’approche des fêtes, les français sont de plus en plus nombreux à se poser des questions sur leur empreinte écologique. Entre le choix du sapin, des guirlandes, des cadeaux, ou encore de la dinde de Noël, c’est vrai qu’il y a des raisons de se perdre. Retour sur quelques bonnes pratiques.

 
 

Le choix du sapin

Contrairement à l’idée reçue, il vaut mieux choisir un sapin naturel qu’un sapin artificiel. Ce dernier est en effet fabriqué à partir de matières plastiques, et recouvert de produits chimiques pour résister à la chaleur des guirlandes. On y trouve donc du PVC, du pétrole, et d’autres douceurs comme des résidus de métaux lourds. De plus, l’empreinte carbone du sapin plastique est nettement plus forte. Le cabinet Ellipsos a calculé que l’achat d’un sapin naturel émet 3 kg de CO2 par an. Pour équilibrer, il faudrait garder son sapin artificiel plus de 20 ans, ce que presque personne ne fait.
Sapin naturel donc, mais pas n’importe lequel. Autant se fournir auprès de filières écologiques, comme l’association du sapin de Noël responsable, qui pratique une production raisonnée. Vous pourrez également trouver des sapins labellisés “Agriculture Biologique”, encore plus respectueux de l’environnement. Dans tous les cas, il faudra privilégier les circuits-courts, en achetant des sapins français.
Mais une fois qu’on a choisi son sapin naturel, qu’est-ce qu’on en fait lorsque les fêtes se terminent ?  Le brûler n’est pas la solution, car vous rejetteriez dans l’atmosphère tout le carbone qu’il avait absorbé. Mieux vaut tenter de le recycler. Pour ce faire, les mairies organisent généralement des points de collecte où vous pourrez déposer votre arbre de Noël. Sinon, vous pouvez dans certains cas le rapporter à votre fournisseur. Enfin une autre option plus complexe consiste à le replanter dans votre jardin.

 
 
 

Les lumières et les décorations

La fausse neige est à proscrire, car elle est polluante et néfaste pour la santé. Evitez à tout prix d’en asperger sur votre sapin, car il sera ensuite impossible à recycler.
Pour les lumières, le mieux est bien-sûr de ne pas en mettre du tout. Mais si vous êtes un aficionado de l’esprit de Noël,  essayez de vous équiper de guirlandes avec des ampoules LED, nettement plus écologiques. Enfin, vous pouvez également vous orienter vers des guirlandes en carton, disponibles dans de nombreuses boutiques de décoration, ou qu’il est même possible de réaliser chez vous en DIY.


Les cadeaux

Comme chaque année, vous recevrez et offrirez peut-être des objets pas vraiment utiles, qui s’entasseront dans les placards. À chaque achat, il faut garder en tête que la production et le transport d’un objet ont un coût environnemental non négligeable. Pour emballer ses cadeaux, il faudra privilégier l’emballage en papier ou en carton recyclable, plutôt que le plastique. Pensez également aux cadeaux immatériels, comme les abonnements ou les places de spectacles.

 
 
 
 

Les repas

Les bons repas font partie intégrantes des fêtes de fin d’année, et du plaisir qu’on leur associe. Parmi les aliments que l’on retrouve sur presque toutes les tables en Décembre, il y a quelques bons gestes à adopter. Pour le saumon d’abord, il est préférable de consommer du saumon sauvage, si possible labellisé MSC, qui garantit une filière de pêche durable. Si le sauvage coûte trop cher, il reste encore le saumon d’élevage. Mais dans ce cas-là, le bio est nettement préférable, car il offre plus d’espaces aux poissons, et proscrit l’utilisation permanente d’antibiotiques.
Pour le foie gras, il existe un seul fournisseur en Europe qui en produise de façon éthique, sans avoir recours au gavage. Il s’agit de l’exploitation portugaise de la Pateria de Sousa, qui écoule chaque année ses 400 kg de foie à près de 1000 € le kg. Presque impossible donc d'espérer trouver du foie gras bio ou écolo. 90% de la production vendue en France est d’ailleurs issue de filières industrielles, où l’animal est enfermé dans une cage, sans presque jamais pouvoir voler. Il faut donc adopter une attitude de consommateur responsable vis à vis du foie gras. Et en manger si l’on veut, mais en connaissance de cause.

 


 
 
   
   
 
 

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